Claire Howlett-Thorne ou Microsoft

Pour vous qu'est-ce que le métier d'ingénieure du numérique ?

C'est quelque chose que j'ai découvert après être sortie de l’Int, le terme d'ingénieur est extrêmement large. Ça regroupe des métiers, des compétences et des activités qui sont extrêmement variées. Quand on suit une classe prépa ou un cursus universitaire, on rejoint l’Int, on pense à l'ingénieur avec une formation extrêmement théorique, extrêmement poussée puis une mise en pratique. On ne pense pas forcément à un tas de métiers qui utilise des technologies, peut-être dans une logique de vulgarisation, et qui nécessite d'avoir eu un cursus ingénieur.

Depuis ma sortie de l’Int en 2001 je n'ai jamais eu à écrire une ligne de code pour un client, la seule chose technique que j'ai eu à faire, c'est configurer un switch Cisco pour faire des tests. C'est la seule chose que j'ai faite de technique, tout le reste c'était de la gestion de projet, de la gestion d'équipe, des processus, et aujourd'hui je travaille sur la partie adoption utilisateur dans le but du changement.

C'est donc très large.

Quel est ton parcours après l’Int (2001) ?

J'ai commencé dans une SS2I, à cette époque-là j'étais en mission chez différents clients, des opérateurs télécom… J'étais vraiment sur la partie réseau et télécom. J'étais consultante, donc chef de projet pour différents clients. Après je suis rentrée à la FNAC où j'ai géré des projets de bout en bout pour les magasins FNAC. J'étais en charge de l'informatique du sol au plafond, que ce soit du câblage au déploiement des outils informatiques.

J'y suis resté 3 ans puis je suis retourné sur le conseil toujours en gestion de projet technique jusqu'en 2007.

En 2007 j'ai décidé de m'aéré un petit peu puisque ça faisait 6 ans que je travaillai. J'ai pris 18 mois pour faire un MBA (Maîtrise en administration des affaires) à HEC. Ça m'a permis de prendre un peu de hauteur, un peu de recul par rapport à ma formation initial, ce que j'avais fait et ce que je voulais faire dans le futur.

Votre formation vous à permit une flexibilité, celle de changer de métiers régulièrement.

C'est justement ça qui est intéressant, la formation que l'on a en France, en particulier à l’Int, nous apprend à apprendre. C'est à dire, quand on sort de l'école, ce qui est important ce n'est pas tout ce que l'on peut réciter par cœur mais toutes les compétences que l'on à développées, c'est à dire la capacité à aller chercher, à aller travailler en équipe, prendre du recul par rapport à une question qui nous est posée. Est-ce bien la bonne question à se poser, ne faudrait-il pas la cadrer plutôt comme ça ?

La gestion de projet est une caractéristique vraiment importante du métier d'ingénieur ?

En ce qui me concerne, complètement

A TSP nous sommes couplés à une école de management, on profite un peu de leur expertise et ça peut être un avantage en gestion de projet.

Je dirais même qu'être couplé avec une école de management permet d'être sensible à l'orientation client. En tant qu'ingénieure on n'est pas destiné à devenir commercial (bien qu'il y en ait). Typiquement dans des jobs qui sont extrêmement orientés client, c'est à dire soit en tant que consultant pour réaliser une mission, soit en tant que prestataire auprès d'un client, il y a tout un tas d'attitudes qui sont développées au contact de l'école de management.

 

Paris  Issy-les-Moulineaux

Paris Issy-les-Moulineaux

 

Est-ce que tu peux nous parler de l'entreprise où nous sommes, Microsoft et de ton rôle dans cette entreprise ?

Microsoft est une grosse société, 120 000 personnes en tout. Le siège est basé à Seattle, Redmond précisément. On a eu un changement de CEO, Satya Nadella, qui a pris la suite de Steve Ballmer qui a engagé une nouvelle direction, enclenchée par Steve avant, notre slogan maintenant c'est « cloud first, mobile first ». Ça veut dire que l'on est avant tout, et nos efforts, et investissements, vont vers le cloud et la mobilité. « Mobile first » ne veux pas juste dire le téléphone, ça veut dire la mobilité en générale, comme la « surface » par exemple, enfin tablette que l'on appelle surface ici puisque c'est notre produit. Ça rassemble tous les écrans qui nous permettent d'utiliser d'une façon ou d'une autre l'outil informatique et donc nos services.

Vous êtes ici responsable client ?

Mon rôle s'appelle « cloud delivery executive ». Mon rôle est d'accompagner les clients, les grandes entreprises, qui ont choisis la solution cloud de Microsoft, office 365. Je les accompagne dans la transition, notamment dans la partie conduite du changement. J'ai des collègues spécifiquement en charge de la partie technique, donc la migration technique et moi mon rôle c'est de faire la conduite du changement utilisateur. Il y a des impacts en terme utilisateur, ils ont un nouvel outil en face d'eux donc il faut qu'ils l'appréhendent, qu'ils l'adoptent. De plus, l'équipe informatique réalisait certaines opérations qu'ils ne vont plus réaliser puisque c'est Microsoft qui est en charge, ils vont réaliser de nouvelles opérations. Tous ces changements c'est moi qui les aborde avec le client et c'est à moi de faire ne sorte que tout soit prêt pour la migration et que tout au long du cycle de vie plus tard ça se passe bien.

Tu es donc au contact du client, tu n'es pas dans le background ou dans le code ?

Non pas du tout je ne suis pas dans le back-office, je suis directement au contact du client. Je ne suis pas technique au sens où je ne produis pas de code et mon rôle n'est pas de configurer des équipements, ou même de configurer des logiciels. Mon rôle c'est vraiment en mode de gestion de projet, même direction de programme. C'est d'accompagner des clients sur cette dimension qui n'est pas technique qui est l'adoption. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire sur la communication, la formation de l'utilisateur.

Peux-tu nous décrire une journée type ?

Je vais vous faire un mix de cette semaine. Typiquement, je vais venir au siège le matin parce que l'on vient de répondre à un appel d'offre. On est en train de finaliser la réponse et on fait une réunion de « synchro » avec tous les contributeurs. Tout à l'heure je disais il y a souvent mes collègues qui adresse toute la partie technique et moi-même qui adresse la partie politique du changement. On va mettre en commun nos réponses pour pouvoir consolider tout ça dans une réponse globale que l'on va envoyer au client, c'est ce que nous avons fait ce matin.

Ensuite, J'ai eu une réunion interne avec, notre division pour faire un petit statut à fin novembre sur quel est l'état du business chez nous. Par exemple Le revenu, le nombre de personnes qui sont arrivées pour les accueillir, la transformation. La nouvelle direction implique une transformation, pour nous organiser en interne.

Cet après-midi je serai très probablement chez un client en train de leur présenter la nouvelle fonctionnalité qui arrive sur office 365 si je n'étais pas ici.

Est-ce que tu peux nous situer dans quel domaine du numérique tu es ?

Moi c’est vraiment la partie cloud, les services cloud et l'offre Microsoft c'est office 365. Derrière ça couvre la messagerie. Vous, vous, avez Outlook pour le grand public et moi en fait ça va être la version Outlook pour entreprise. Ce sont les outils collaboratifs de stockage de document (SharePoint), le réseau social d'entreprise (yammer). Il y a toute une panoplie de services regroupés sous le nom d’office 365.

On a vu les locaux de Microsoft avant de venir ici, c'est vraiment reposant. Avez-vous le temps de rentrer tôt ?

Oui complètement, c'est un des atouts majeur de travailler chez Microsoft. On est complètement flexible, on a les outils pour travailler quand on veut d'où l'on veut. C'est l'avantage ça peut avoir ces inconvénients, il faut savoir s'arrêter. Mais il y aussi la culture, parce que il y a des entreprises qui déploie ces outils et où finalement la culture n'est pas là, il n'y a pas la tolérance de faire qu'une personne peut partir à 15 heure. Ici les personnes ne se posent pas la question, les gens vont, viennent. On fonctionne vis à vis des objectifs qu'on a, après chacun est autonome. C'est un point fort de la vie chez Microsoft, on nous donne des objectifs ainsi que les « règles du jeu » pour atteindre ces objectifs et être conforme avec l'esprit de la maison et les règles business (on ne peut pas faire tout ce que l'on veut)  mais après on est complètement libre.

On va passer sur la partie « une ingénieure » Nous somme concernés par la femme ingénieure. Être une femme change-t-il quelque chose dans votre travail ?

Quand je suis arrivée dans mon équipe j'ai dit « je suis la minorité visible et grâce à moi vous allez faire vos quota » mais c'était sous forme de la blague. Je suis la seule femme dans mon équipe. On est plus de six. Il s'avère que c'est comme ça, c'est vrai que mine de rien les femmes restent minoritaire dans les professions techniques (il ne faut pas se voiler la face). Moi je l'ai plutôt toujours vécu comme un atout jusqu’à présent. Il y a juste un point qui ne parlera pas forcement aux jeunes qui envisage de rentrer en école d'ingénieur, Pendant la phase de congé maternité ça été très difficile pour moi. Le retour est encore particulier à gérer. C'est difficile même pour les femmes de se rendre compte ce qu'une personne vie lors d'un congé maternité et derrière retourner dans l'entreprise est pas forcement simple.
Ce n'est pas spécifique à Microsoft, ni au métier d'ingénieur, c'est simplement le fait d'être une femme.

Cet atout vous le retrouvez au niveau communication et relationnel au sein de l'équipe ?

C'est sûr que je suis plus visible, donc de fait, les personnes, quand je mets en avant mes idées… Les personnes ne vont pas forcement faire plus attentions à une idée que je propose parce que c'est moi qui la propose, cependant les personnes vont plus facilement se souvenir de moi. J'ai des collègues qui se souviennent de mon prénom, me croise et me dise bonjour et moi j'avoue que je ne me souviens pas forcement des prénoms (j'ai un problème avec les prénoms [rire]).

Côté client aussi les personnes se souviennent de moi, on est une minorité visible. Ça permet de créer une bonne dynamique au travail. Il m'est arrivé de travailler avec un client, puis d'avoir d'autres clients entre temps, et de retravailler via d'autres entités avec ce premier client. La prise de poste et de contact chez le client se fait bien, puisque ceux qui ont travaillé avec moi se souvienne de mon nom et de fait si des personnes leurs demande si ils ont déjà travaillé avec moi ils disent plus facilement oui et donnent un avis souvent positif.

Avez-vous une anecdote qui vous à marquer dans votre parcours ?

Je me souviens, quand j'étais à la FNAC je gérai les ouvertures de magasin. Comme je le disais c'était de l'informatique du sol au plafond pour des magasins. J’ai fait pas mal de projet dont un à Paris, l'ouverture du magasin qui s'avérait être en sous-sol. On rentrait au niveau de la rue et on prenait les escalators pour descendre. L'ouverture était au mois de novembre et il y avait énormément de pluie pour ne pas dire une pluie torrentielle. A 24 heures de l'ouverture du magasin on a eu une inondation dans le magasin et dans la salle serveur. Là on a eu pas mal de stresse car il a fallu prendre une décision (on était en plein dans l'installation, le test des machines et tout pour s'assurer que tout allait bien). J'ai dû prendre une grosse décision, est ce qu'on arrête les tests (on installe physiquement mais on ne test pas si ça fonctionne) ou on prend le risque de continuer avec des machines sous tensions au risque de les endommagées. Au final j'ai pris la décision de tout arrêter pour que ça aille bien (on a écopé), ça peut mener à ça aussi être ingénieur. Une fois que ça été réglé on a tout relancé et on s'est focalisé pour faire en sorte que les caisses fonctionnent en premier, ça fait du stresse mais ça fait aussi de super souvenirs. Avec l'équipe de technicien on ne s’est pas vue depuis dix ans et de temps en temps on se parle sur Facebook ou LinkedIn, ça crée de super souvenirs.

Votre parcours à Télécom Sud Paris, quel liens gardez-vous avec les écoles, les associations, vous êtes membre de T&MA, vous avez des contacts personnel ?

De fait, j'ai ma meilleure amie avec qui j'ai fait toute ma scolarité à Evry. Elle habite à Renne et travail chez France télécom. On est très proche. Voilà, ma meilleure amie je l'ai grâce au cursus. Je ne suis pas retourné sur le campus. Evry n'est pas forcement la ville la plus touristique qui existe donc je n'ai pas forcement eu de raison de revenir. J'ai quand même participé au jury pour les oraux. J'ai aussi proposé d'être mentor, c'est à dire de parrainer des étudiants qui sorte de l'école ou qui sont sur le point de sortir qui se pose des questions sur quel type de domaine choisir, quel type d'entreprise choisir. Est-ce que je vais dans une grosse structure, une petite boite, en France ou à l'étranger.

Vous avez bénéficié de se soutient, le réseau de TSP vous a t’il été utile ?

Je l'ai utilisé. Pas vraiment pour le début de carrière. Il y a aussi le fait, et c'est un truc pour les femmes, les filles, on a toujours envie de faire tout toute seule, en tout cas c'était mon cas, et je ne voulais pas utiliser le réseau parce que j'avais l'impression que c'était demander des privilèges, etc. Ce n'est pas vrai, c'est un réseau qui existe, il faut l'utiliser c'est comme un réseau de pote. Si ils ont une voiture et que vous avez besoin de sortir vous aller demander, si vous faites des travaux et qu'ils ont une perceuse vous allez la leur demander. Là c'est pareil, les diplômés de l'école, ils sont là pour vous aider il ne faut pas hésiter à les solliciter.

Tu peux nous donner ton meilleur souvenir de Télécom Sud Paris ?

J’ai deux super souvenirs qui sont un peu liés. J'ai un super souvenir, c'est arrivé plusieurs fois, de levé de soleil sur Evry le lendemain d'une soirée. C'était assez beau, on était sur la colline, on n’avait pas dormit de la nuit et on avait un super levé de soleil, c'était vraiment magnifique. L'autre souvenir, la soirée avait lieu le jeudi soir (je ne sais pas si c'est toujours le cas). La soirée avait lieu le jeudi et le vendredi matin j'avais cours d'algorithmique. Je me souviens n'ayant pas dormit avoir fermé les yeux en me disant « je fais une petite pause de 5 minutes pour mieux suivre après ». Au moment où je les rouvre, « ça va mieux je vais pouvoir suivre » et là j'entends le prof qui dit « donc s'était parfait merci pour votre attention, on se retrouve la semaine prochaine et n'oubliez pas de faire la préparation dont on a parlé pendant la séance »

Ca a bien marché quand même. J'ai un chiffre à vous donner, chez nous à TSP il y a 22 % de fille, ce chiffre vous paraît-il normal ?

Moi, à l'époque dans ma promo, il y a plus de 10 ans, on était 25 %, donc c'était plus haut, mais c'était exceptionnel. Ça tourne autour de 20 25 % et TSP n'est pas mauvais élève, il y a énormément d'école à 10/15, les arts et métiers sont encore plus bas. Est-ce que c'est normal ? Non, au sens où il faut faire quelques choses. Il faut mener des actions de communication pour justement que les filles soit au courant que l'on peut être femme et ingénieure. Le métier d'ingénieure couvre plein de palette, ça ne veut pas dire je vais être dans me bureau toute seule à faire du code ou configurer des équipements. Ça ne veut pas dire métier ultra technique avec une expertise ultra technique.

Selon vous c'est ce qui freine les femmes ?

Moi je sais que c'est ce qui me freinerai, ça me faisait peur de me focaliser sur un point technique, mon truc n'est pas de développer une expertise technique.

Qu'est-ce qui vous motive actuellement dans votre métier d'ingénieure ?

C'est l'accompagnement des clients. Ce que je trouve super, et c'est quelque chose que je retrouve partout chez Microsoft, c'est l'orientation client. Le fait de dire, on arrive dans une situation, le client a une problématique, ce n'est pas un problème bloquant mais il a une question, et nous on va être là. Je fais notamment partie de la partie service de Microsoft. On est là pour l'accompagner et donc en gros résoudre, l'aider à répondre à cette question. D'emmener toute son organisation. De l'aider à partager la réponse, de faire en sorte que les gens ont bien compris la réponse, qu'ils y adhèrent. C'est ce qui est passionnant, le challenge. On a une situation, avec une question qui est posée, on a une réponse et on aide le client à intégrer la réponse.

C'est donc des responsabilités est-ce enrichissant d'un point de vue personnel ?

Complètement, pour te dire, chez Microsoft France on est tous orienté client et notamment à un moment ou à un autre on participe tous à une phase de vente. On n’est pas forcément le vendeur, je ne suis pas commercial. Typiquement je fais des réponses à appel d'offre, je la rédige. C'est cette réponse que le commercial va présenter. On a des formations sur la négociation. Cette formation est orienté plus en mode entreprise, je l'ai utilisé pour acheter mon appartement, ça m’a fait économiser de l'argent sur le prix de l'appartement.

Avez-vous fait le bon choix de devenir ingénieure ?

Complètement, c'est extrêmement large. Tout dépend de ce que l'on aime, lorsque j'ai fait mon MBA, je me suis posé la question : est-ce que j'ai envie de changer de domaine, notamment, un domaine qui fait rêver tout le monde, travailler dans le luxe. Très rapidement je me suis dit non. Travailler dans le luxe ce n'est pas mon truc. J'aime qu'il y ait un aspect technique derrière. Le numérique me plait et même si je n'ai pas un poste forcement technique j'aime me creuser un peu et me tenir au courant. Un  autre truc c'est que le métier du numérique bouge tout le temps. J'ai commencé sur de la gestion de projet, j'ai adressé ensuite la partie processus et maintenant je suis sur la partie accompagnement au changement. Ce sont des métiers qui n'ont rien à voir, tout ça en l'espace de 15 ans, c'est hyper varié.

Vous avez un parcours avec beaucoup de changement qui est particulièrement intéressant. Quel conseil donneriez-vous aux filles en classe prépa qui voudraient suivre votre exemple ?

Un, contacter les étudiants des écoles parce que la meilleur façon de savoir comment est une école ce n'est pas en lisant la plaquette c'est en vous rendant sur site, en discutant avec les étudiants pour voir ce qu'ils font. Regarder un peu les chiffres pour voir quels sont les postes à la sortie de l’école plus que ce qu'on y apprend. Ce qui est important c'est ce qu'on en fait, pas ce que l'on sait, typiquement combien de personne vont à l'étranger, combien de personne travail dans telle typologie d'entreprise. Un autre conseil, pour après la prépa, partez à l'étranger ! Faire une expérience à l'étranger est absolument génial. Que ce soit un stage de 6 mois ou 1/2 ans de missions, ça ouvre des portes énormes. J'ai un regret, je ne suis pas partie faire un VIE (Volontariat International en Entreprise) (j'avais la possibilité) parce que je me suis dit que je voulais un vrai salaire. Si vous avez la possibilité de partir à l'internationnal même si le salaire semble moins bon au début faite le parce que c'est génial. Vous voyez maintenant je suis marié avec deux enfants c'est vachement plus difficile à faire.

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